Si votre meilleur ami est inquiet pour vous, est-ce que vous allez prendre le temps de l’écouter ?

Si cet ami cherche à vous « sur-protéger », est-ce que vous allez le chasser à coup d’insultes ?

S’il utilise un langage que vous avez du mal à comprendre, ou s’il vous parle parfois de ce que vous n’avez pas envie de voir ou d’entendre, est-ce que vous allez rejeter tout en bloc sans chercher à faire la part des choses ?

Et si cet ami est tout simplement quelqu’un de très maladroit, mais qui est prêt à tout pour prendre soin de vous, est-ce que vous allez utiliser la violence pour vous en débarrasser ?

 

Nous avons tous en nous un ami dévoué à l’extrême.

On l’appelle « le saboteur », « notre côté obscur » ou encore « le critique intérieur« .

C’est une partie de notre être, loyale et déterminée, prête à tout pour nous empêcher de nous retrouver en face de ce qui nous fait le plus peur.

Mais qui le fait de la mauvaise manière.

En nous donnant de mauvais conseils.

En rongeant notre confiance intérieure.

En limitant notre potentiel pour nous empêcher de réaliser nos rêves.

En nous suggérant la fuite ou le sabotage, des pensées douloureuses et dévalorisantes, en nous poussant à l’inaction, l’addiction ou la maladie…

 

C’est une part de notre être qui est terrifiée. 

Qui mettrait tout en oeuvre pour nous permettre de survivre.

Qui ferait n’importe quoi pour ne plus nous faire vivre la douleur, la honte, l’humiliation ou l’abandon.

Quel qu’en soit le prix…

 

Tant que nous ferons la guerre à cette part de notre être, nous n’arriverons pas à trouver une véritable confiance en soi.

Tant que nous chercherons à nous « débarrasser » de ce critique intérieur, nous entretiendrons inconsciemment une haine et une violence contre nous-mêmes.

Un guerre contre nous-mêmes. 

 

Et si nous prenions un temps, cette semaine, pour écouter notre critique intérieur ?

L’écouter vraiment. 

En profondeur.

Ne pas s’arrêter aux critiques, aux solutions extrêmes qu’il nous indique.

Mais aller voir plus loin pour comprendre ce dont il cherche à nous protéger.

Ecouter ce qu’il nous dit sur les peurs que nous devons affronter.

Les besoins que nous devons prendre en charge.

L’attention que nous devons porter à notre corps, à notre bien-être, à notre intégrité…  

 

Et après l’avoir écouté comme on écoute son meilleur ami, être capable de le remercier puis de prendre nos propres décisions, en toute conscience…

 

Et si nous prenions un moment, cette semaine, pour faire la paix avec nous-mêmes ?